Accueil Tokyo À voir Japon À propos
Accueil  ›  Japon  ›  Tokyo  ›  Guide gastronomique
🇯🇵 Guide gastronomique de Tokyo · 2026

Ramen, sushi, yakitori
Une ville où tu peux manger avec tous les budgets, tous les jours, sans jamais t'ennuyer

Tokyo compte plus d'étoiles Michelin que Paris — et pourtant les repas les plus mémorables se révèlent souvent être une ruelle à yakitori enfumée sous les voies du train, un simple bol de ramen qui change ta vie, ou un onigiri pris au konbini à 3 h du matin après avoir marché toute la journée. Voici les 12 plats à goûter avant de quitter cette ville.

Pourquoi manger ici

Une ville qui prend la cuisine bien plus au sérieux que tu ne le penses

Si tu crois que le Japon, c'est juste des sushis et des ramen — tu n'as qu'à moitié raison. Tokyo est une ville qui distingue le « shoyu ramen » du « tonkotsu ramen » aussi nettement qu'un musicien lit une partition, et les deux sont délicieux de façons incomparablement différentes. C'est une ville où les gens font la queue une heure devant une seule ramenya sans broncher, où les habitants traversent deux stations pour acheter des onigiri dans leur boutique préférée, et où les anciens filent à l'izakaya de la ruelle sous les voies du train chaque vendredi soir comme un rituel hebdomadaire.

Honnêtement, manger à Tokyo n'a pas à coûter cher — un bol de ramen coûte ¥800–1 200, le yakitori revient à ¥300–400 la brochette, le bento de l'étage depachika d'un grand magasin surpasse des restaurants quatre étoiles dans bien des pays, et un onigiri à ¥140 acheté au konbini sera peut-être ce dont tu parleras le plus longtemps une fois rentré. On a sélectionné 12 plats/catégories de cuisine qui répondent à la question de ce qu'on mange à Tokyo — classés par ordre de ce qu'il faut goûter en premier, avec des adresses recommandées que tu pourras vraiment trouver.

Plats emblématiques

12 plats à goûter avant de quitter Tokyo

Classés selon leur caractère typique de la ville — des plats que tu ne trouveras nulle part ailleurs tout à fait pareils

Ramen tonkotsu dans un bol en céramique blanche, bouillon épais blanc laiteux avec porc chashu et pousses de bambou 1
Ramen
ラーメン · tous les styles dans une seule ville

Tu as déjà vécu ça — le premier bol de ramen qui te fige un instant et te fait te demander : « Pourquoi le bol à la maison n'a-t-il jamais eu ce goût ? » Tokyo est la seule ville au monde où tous les styles de ramen se trouvent en moins de dix stations de train. Shoyu (bouillon clair à la sauce soja) · tonkotsu (porc épais) · miso (riche et savoureux) · shio (sel limpide) — chacun est un monde à part. Le Tokyo Ramen Street, sous la gare de Tokyo, réunit 8 adresses célèbres au même endroit ; commencer par là ne te décevra pas.

Où : Tokyo Ramen Street (niveau B1, gare de Tokyo) · Ichiran Shinjuku (box individuel tonkotsu) · Afuri Ebisu (yuzu shio)
Prix : ¥800–1 500 / bol
Cinq ou six pièces de nigiri sushi frais joliment disposées sur un plateau en bois 2
Sushi
寿司 · de Tsukiji à l'omakase

À Tokyo, le sushi, c'est le sushi edomae — le style à l'ancienne où le riz est assaisonné d'un vinaigre légèrement fermenté et où le poisson de la baie de Tokyo est tranché et posé pour être mangé en deux bouchées, sans le tremper dans la sauce soja. Commence le matin par le marché extérieur de Tsukiji — les sushiya ouvrent dès 5 h 30, le poisson ayant quitté le marché de Toyosu quelques heures plus tôt. Envie de tester le tapis roulant kaitenzushi ? Chez Sushiro ou Uobei, ça démarre à ¥130 l'assiette. Et si tu es prêt à investir, l'omakase chez Sukiyabashi Jiro Honten à Ginza est une expérience d'une vie.

Où : marché extérieur de Tsukiji (Sushi Dai · Daiwa Sushi) · Uobei Shibuya (tapis roulant) · quartier de Ginza (omakase)
Prix : ¥130/assiette (tapis roulant) → ¥15 000+ (omakase)
Tempura de crevettes dans une pâte fine et dorée, servi sur du papier absorbant dans un panier 3
Tempura
天ぷら · léger, croustillant et parfumé à l'huile de sésame

Le tempura de Daikokuya à Asakusa est frit à l'huile de sésame depuis 1887 — à lui seul, ça te dit à quel point cette ville prend la chose au sérieux. Une pâte glacée saisie dans l'huile chaude, l'enrobage fin et translucide comme du papier ciré enveloppant les fruits de mer. La sauce tentsuyu — dashi, mirin et daikon râpé — coupe le gras. La signature de Daikokuya, c'est de napper tout le plateau de sauce riche avant de servir plutôt que de te laisser tremper, pour que le riz sous le tempura s'en imprègne et embaume. Les adresses haut de gamme comme Tempura Tsunahachi Shinjuku te servent une pièce à la fois, sortie de la poêle devant toi, comme un vrai spectacle.

Où : Daikokuya Asakusa (1887 · file d'attente vers midi) · Tsunahachi Shinjuku (plusieurs adresses) · Tempura Tendon Tenya (chaîne au bon rapport qualité-prix)
Prix : ¥1 200–2 500 (set tendon) · ¥8 000+ (haut de gamme)
Yakitori de poulet sur des brochettes en métal grillant au charbon sous les voies du train, fumée qui s'élève dans une ruelle étroite 4
Yakitori
焼き鳥 · la fumée de charbon sous les voies du train

Si tu es à Tokyo un vendredi soir à six heures, un train JR qui passe au-dessus de ta tête, et que tu aperçois une petite ruelle pleine de fumée de charbon et du brouhaha d'hommes en costume — c'est Omoide Yokocho (la « ruelle des souvenirs ») à Shinjuku. Le yakitori, c'est du poulet en brochette grillé au charbon, de la cuisse (momo) au cœur (hatsu) en passant par la peau (kawa), badigeonné de sauce tare sucrée-salée ou simplement saupoudré de sel. À ¥300–600 la brochette, en partager plusieurs avec une bière fraîche est un vrai rendez-vous galant au Japon, peu importe depuis combien de temps vous vous connaissez.

Où : Omoide Yokocho (思い出横丁) · sortie ouest de Shinjuku · Yurakucho Gado-shita sous les voies du train JR
Prix : ¥300–600 / brochette · bière ¥600
Nouilles épaisses de tsukemen dans un bol froid, avec à côté un bol séparé de bouillon de trempage épais et riche 5
Tsukemen
つけ麺 · des ramen à tremper dans un bouillon épais

Un style de ramen inventé par Tokyo — des nouilles épaisses, froides (ou à température ambiante), servies séparément d'un bouillon brûlant et concentré, gorgé de dashi de poisson et de porc. Les nouilles sont deux fois plus épaisses qu'un ramen classique ; trempe-les dedans et aspire-les bruyamment avec le bouillon qui s'accroche à chaque brin. Le goût est 5 à 6 fois plus intense qu'un ramen ordinaire. Fuunji, à Shinjuku, sert un tsukemen toripaitan (bouillon de poulet) qui est le plus célèbre de la ville. Mets-toi dans la file juste devant la porte avant 11 h 30 pour ne pas attendre plus d'une heure.

Où : Fuunji (富士そば · Shinjuku) · Rokurinsha gare de Tokyo · Menya Musashi (plusieurs adresses)
Prix : ¥1 000–1 400 / bol
Monjayaki en train de cuire sur une plaque de fonte brûlante, la pâte coulante étalée en cercle et qui commence à prendre sur les bords 6
Monjayaki
もんじゃ焼き · la galette coulante propre à Tokyo

La plupart des touristes connaissent l'okonomiyaki, mais le monjayaki est un plat typiquement tokyoïte — une pâte coulante à base de dashi, avec des ingrédients (crevette, calmar, maïs, fromage), que tu cuis toi-même sur une plaque de fonte brûlante à table. Verse la pâte coulante sur les ingrédients et attends que les bords prennent, puis retourne le tout jusqu'à former une couche croustillante au cœur encore un peu coulant. Mange-le directement sur la plaque avec une petite spatule. Tsukishima (une île reliée par un pont, sur la ligne Oedo à la station Tsukishima) possède une longue rue pleine de monjaya — c'est l'endroit où aller.

Où : Tsukishima Monja Street (月島もんじゃストリート) · ligne Oedo, station Tsukishima · Monja Tatsuyoshi est bien connu
Prix : ¥900–1 500 / plat (pour 2)
Zaru soba, nouilles de soba posées sur une claie de bambou, servies avec une sauce de trempage froide dans une petite coupe à côté 7
Soba
蕎麦 · nouilles de sarrasin, d'Asakusa à Kanda

Le soba est un plat que Tokyo vénère plus que la plupart des étrangers ne l'imaginent. Le quartier de Kanda-Jimbocho compte des sobaya vieilles de plusieurs décennies, où les chefs façonnent les nouilles à la main, à la farine de sarrasin, chaque matin. Le zaru soba froid — des nouilles posées sur une claie de bambou, trempées dans un bouillon froid mêlé de wasabi et de ciboule ciselée, au goût légèrement terreux, comme aucune autre nouille au monde. Le kake soba chaud — des nouilles dans un bouillon dashi clair, si léger qu'on voit le fond du bol. Les bonnes adresses n'ouvrent souvent pas tard — vas-y avant 10 h pour les nouilles fraîchement préparées.

Où : Kanda-Jimbocho (la meilleure ambiance) · les sobaya d'Asakusa autour du temple Senso-ji · Sarashina Horii Azabu (1789)
Prix : ¥700–1 200 / bol
Une table d'izakaya couverte de petites assiettes, baguettes, bière fraîche et takoyaki, sous une lumière chaude et jaune 8
Izakaya
居酒屋 · le bistrot japonais pour se retrouver entre amis

Une izakaya, ce n'est ni un restaurant ni un bar — c'est les deux à la fois. Les edamame arrivent gratuits ou pour pas cher dès que tu t'assieds. Le poulet frit karaage, tendre et croustillant, est meilleur que le poulet frit de tous les pays que tu as essayés. Gyoza · yakitori · omelette sucrée tamagoyaki · tofu dengaku glacé au miso — tout est bon mais rien n'est trop lourd. Avec une bière ou un highball au whisky, c'est ça la vie des actifs de Tokyo chaque vendredi soir. Ebisu Yokocho et Shimbashi sont les deux quartiers que je te recommanderais le plus.

Où : Ebisu Yokocho (une ruelle couverte à la bonne ambiance) · Shimbashi (pour la vraie expérience salaryman) · Yurakucho sous les voies du train
Prix : ¥300–800 / assiette · ¥2 500–4 000 par personne
Deux onigiri triangulaires enveloppés d'une feuille de nori, posés sur une surface blanche 9
Onigiri
おにぎり · la boule de riz du konbini à laquelle tu ne t'attends pas

Quelqu'un a dit un jour que le meilleur truc de tout son voyage au Japon, c'était un onigiri pris au 7-Eleven à une heure du matin après avoir marché toute la journée — ça sonne comme une exagération, mais c'est compréhensible. Les onigiri japonais utilisent un riz cuit selon un standard choisi exprès pour ça. La feuille de nori est repliée à part du riz jusqu'à ce qu'elle arrive dans ta main (déchire l'emballage dans l'ordre 1-2-3 indiqué dessus). Les garnitures principales sont l'umeboshi (prune saumurée), le saumon (sake), le thon-mayonnaise (tekka-mayo), ou du riz blanc nature saupoudré de mentaiko. À ¥140–175, ils sont vraiment délicieux et valent le coup d'être goûtés chaque jour de ton voyage.

Où : 7-Eleven · FamilyMart · Lawson, dans chaque enseigne de Tokyo (plus de 3 000) · la boutique spécialisée Onigiri Asakusa Yadoroku (la plus ancienne de Tokyo, depuis 1954)
Prix : ¥140–175 (konbini) · ¥180–350 (boutique spécialisée)
🥚10
Tamagoyaki
玉子焼き · l'omelette sucrée parfumée au dashi de Tsukiji

Le tamagoyaki est une omelette roulée sucrée et moelleuse, avec l'umami savoureux du dashi — mangée chaude sur un pic, ou posée sur du riz en nigiri sushi. Au marché extérieur de Tsukiji, il y a une boutique de tamagoyaki tous les dix mètres, mais les meilleures installent leur plaque sur le devant et le roulent sous tes yeux. L'omelette est moelleuse et rebondie, avec 3 à 4 couches, sucrée sans être écœurante. Tsukiji Tamagoyaki Kanno est bien connu, à ¥150–200 la pièce, et c'est une excellente façon de commencer la journée. Si tu l'aimes plus salée, demande au personnel un « dashi-maki tamago ».

Où : marché extérieur de Tsukiji (plusieurs boutiques · viens avant 10 h) · tous les bars à sushis (c'est un grand classique)
Prix : ¥150–250 / pièce
🍜11
Shoyu ramen
醤油ラーメン · le style d'origine de Tokyo

Si le ramen avait une nationalité, le shoyu ramen serait un vrai Tokyoïte — un bouillon clair brun doré fait d'os de poulet et d'une sauce soja vieillie juste comme il faut, à l'umami profond mais plus léger que le tonkotsu, si bien que tu peux finir le bol entier. Des nouilles fines et ondulées faciles à manger, du porc chashu, des pousses de bambou, du menma et un œuf onsen coupé en deux. Taishoken, à Higashi-Ikebukuro, est le berceau du tsukemen, mais son shoyu ramen est tout aussi bon. Le choix le plus sûr pour qui goûte le ramen pour la première fois.

Où : Taishoken Higashi-Ikebukuro · Kagari Ginza (un chicken shoyu de très haut niveau) · Tokyo Ramen Street à la gare de Tokyo
Prix : ¥850–1 400 / bol
🏬12
Depachika
デパ地下 · le sous-sol des grands magasins, bien plus intéressant que tu ne le crois

Le sous-sol d'un grand magasin de Tokyo est un endroit où tout le monde devrait aller — pas parce que c'est bon marché, mais parce que c'est bon. Le B2 d'Isetan Shinjuku ou le B2 de Mitsukoshi Ginza proposent des sucreries, des en-cas, des bento, du soba frais, des gâteaux haut de gamme et des comptoirs de produits frais bien meilleurs que les supermarchés en Europe. Viens à l'approche de la fermeture (vers 19 h 30–20 h) et les prix chutent de 20 à 30 % sur-le-champ. Achète ton dîner du soir et des en-cas à offrir, le tout au même endroit. N'oublie pas les wagashi (pâtisseries japonaises) — prends une jolie boîte qui ressemble plus à une œuvre d'art qu'à de la nourriture.

Où : Isetan Shinjuku B1-B2 · Mitsukoshi Ginza B2 · Takashimaya Times Square Shinjuku B1 · Shibuya Hikarie Shinqs B3-B4
Prix : bento ¥600–1 200 · sucreries ¥200–800
Quartiers gourmands

Dans quel quartier aller pour le plat que tu veux

Des quartiers et des marchés où tout se déguste à pied

Marché extérieur de Tsukiji
築地場外市場 · station Tsukiji (ligne Hibiya)

L'ancien marché aux poissons a fermé, mais le marché extérieur est toujours ouvert et toujours bon — les sushiya ouvrent dès 5 h 30, le poisson arrivant de Toyosu chaque matin. Du tamagoyaki roulé frais dans la rue, des fruits de mer frais en brochette, des œufs d'oursin. Viens le matin avant d'aller où que ce soit. Le cœur du marché est fait pour les touristes ; les boutiques des ruelles latérales, pour les initiés.

Comment y aller : ligne Hibiya station Tsukiji ou ligne Oedo station Tsukijishijo · Ouvert : 5 h–13 h (en général) · fermé le mer (en partie)
Omoide Yokocho & Yurakucho
思い出横丁 · Shinjuku & Yurakucho · sous les voies du train

Omoide Yokocho (la « ruelle des souvenirs ») fait face à la sortie ouest de la station Shinjuku — une ruelle étroite de 100 mètres pleine de yakitoriya, de fumée de charbon et du brouhaha des gens dès six heures du soir, une ambiance de l'ère Showa inchangée depuis cinquante ans. Yurakucho, sous les voies du train JR entre Shimbashi et Yurakucho — yakitori, sashimi, huîtres, bière pression à prix raisonnables. La plupart des patrons sont là depuis quarante ans.

Comment y aller : JR Shinjuku (sortie ouest) · JR Yurakucho · Ouvert : 17 h–00 h (ou 1 h du matin)
Asakusa
浅草 · ligne Asakusa / ligne Ginza / ligne TX

Le plus vieux quartier de Tokyo — autant pour la cuisine que pour les temples. Le tempura Daikokuya existe depuis 130 ans ; de vieilles sobaya emplissent les ruelles autour du temple Senso-ji ; les ningyo-yaki sont des gâteaux fourrés à la pâte de haricot en forme de guerriers ; Nakamise vend des en-cas locaux des deux côtés de la rue. Viens tôt avant l'arrivée des groupes, et explore les ruelles au sud du temple (à gauche de la porte Kaminarimon) pour dénicher de petites boutiques sans enseigne en anglais, plus savoureuses que celles de l'intérieur.

Comment y aller : ligne Ginza ou ligne Asakusa station Asakusa · Idéal : le matin avant 9 h
Tsukishima (Monja)
月島 · ligne Oedo station Tsukishima

Une petite île reliée par un pont, accessible à pied depuis la ligne Oedo, avec une rue principale de 200 mètres pleine de monjaya. Chaque boutique a une plaque de fonte à table, les ingrédients arrivent crus, et le chef t'apprend à le préparer — tu le fais cuire et tu le manges toi-même sur la plaque brûlante. Certaines boutiques affichent 30 à 45 minutes d'attente le week-end en soirée. Si tu aimes les fruits de mer, commande un monja au calmar et à la crevette ; si tu veux vraiment sortir des sentiers battus, essaie le monja kimchi-fromage-beurre.

Comment y aller : ligne Oedo station Tsukishima, sortie 7 · Ouvert : 11 h–22 h en général · affluence 18 h–20 h
Ginza & gastronomie
銀座 · ligne Ginza station Ginza

Si tu veux investir dans un vrai grand repas, Ginza est le quartier avec la plus forte concentration de restaurants étoilés au Michelin au monde. Sushi omakase · tempura haut de gamme · teppanyaki · salles de style kappo avec le chef juste devant toi. Les prix démarrent autour de ¥15 000 et plus. Réserve à l'avance dans tous les cas — certains restaurants sont plus durs à réserver que six mois à l'avance. Si tu veux tester la maison Ginza de Sukiyabashi Jiro, réserve via ton hôtel ou Tableall.

Comment y aller : ligne Ginza station Ginza · Réservation : 1 à 6 mois à l'avance (selon le restaurant)
Shimokitazawa & Koenji
下北沢 · ligne Keio Inokashira

Deux des quartiers jeunes de Tokyo avec d'excellents restaurants inconnus des touristes. Shimokitazawa a ses curryya japonais, l'un des meilleurs cafés de troisième vague et des izakaya pour qui veut s'échapper de sa chambre d'hôtel. Koenji a des nouilles aux saveurs inhabituelles que les patrons ont imaginées eux-mêmes. Ce sont les quartiers où Tokyo mange vraiment — pas le Tokyo arrangé pour les touristes.

Comment y aller : ligne Keio Inokashira station Shimokitazawa (12 minutes depuis Shibuya) · Idéal : en semaine, le soir
Adresses légendaires

Des adresses à ne pas manquer

Des adresses qui tiennent depuis des décennies — épingle-les sur ta carte avant de partir

1
Daikokuya Tempura Asakusa
大黒家天麩羅 · ouvert depuis 1887

Une adresse ouverte depuis plus de 130 ans, avec une longue file à chaque déjeuner — son tempura est frit dans une huile de sésame brun foncé, ce qui lui donne un aspect différent des tempura plus pâles d'ailleurs, et la sauce tentsuyu est versée sur le plateau de riz avant de servir plutôt qu'en trempette, pour une saveur riche et parfumée au sésame. Le tendon (tempura sur riz) est le plat phare : crevette, calmar, courge et aubergine, plus gros que tu ne l'imagines. La maison d'origine (Honten) est près de la rue Nakamise, sortie 1 de la station Asakusa. Viens avant 11 h, sinon compte 30 à 60 minutes de file.

Adresse : 1-38-10 Asakusa, Taito-ku · métro Asakusa sortie 1
Horaires : 11 h–20 h 30 (fermé le mercredi) · Spécialité : tendon ¥2 200 · espèces uniquement
2
Ichiran Ramen — Shinjuku Kabukicho
一蘭 · box individuel à ramen tonkotsu

Pour qui veut tester le ramen sans dire un mot de japonais — Ichiran a un système de commande sur papier où tu précises la richesse du bouillon, la fermeté des nouilles, le niveau de piment, la quantité d'oignon ciselé et 5 à 6 autres options. On est assis dans des box individuels avec des rideaux sur les côtés, et le bol arrive par une petite fenêtre. Ton premier bol pourrait te figer un instant avant la bouchée suivante. Le tonkotsu d'Ichiran est riche juste comme il faut, pas trop lourd, et tu peux rajouter des nouilles (kaedama ¥230). De nombreuses adresses dans tout Tokyo.

Adresse : plusieurs adresses · Shinjuku Kabukicho / Shibuya / Ikebukuro
Horaires : ouvert 24 h/24 (adresse de Shinjuku Kabukicho) · Spécialité : ramen tonkotsu ¥980
3
Fuunji Tsukemen — Shinjuku
風雲児 · le célèbre tsukemen au bouillon de poulet

Un bol qui te donne l'impression que tu reviendrais à Tokyo rien que pour lui — un bouillon toripaitan (poulet épais et laiteux) mijoté des heures jusqu'à devenir d'un blanc trouble, riche, avec une légère pointe acidulée venue du poisson séché. Les nouilles sont épaisses et droites, fermes dehors et moelleuses dedans ; trempe-les dans le bouillon et aspire-les avec la soupe qui colle aux brins. Le porc chashu est fondant, l'œuf onsen a une texture de gelée. Viens avant 11 h 30 pour ne pas attendre plus de 20 à 30 minutes ; la file est la plus longue entre midi et 13 h.

Adresse : 2-14-3 Yoyogi, Shibuya-ku · à 5 minutes de la sortie est de JR Shinjuku
Horaires : 11 h–15 h / 17 h 30–21 h (fermé le dimanche) · Spécialité : tsukemen ¥950–1 150
4
Sushi Dai — marché extérieur de Tsukiji
寿司大 · la sushiya du matin à la plus longue file de Tsukiji

Viens à cinq heures du matin faire la queue pour un petit-déjeuner à sept heures — ça paraît fou, mais ceux qui y ont mangé disent que ça vaut chaque minute. Un set omakase où le chef choisit le poisson le plus frais du jour, 10 à 12 pièces, mangées au comptoir face au chef, à ¥4 000–5 000. Ce ne sont pas des sushis étoilés au Michelin, mais le poisson est plus frais que dans bien des adresses bien plus chères. Si la file est trop longue, essaie Daiwa Sushi juste à côté, tout aussi bon.

Adresse : marché extérieur de Tsukiji, bloc 6 · ligne Hibiya station Tsukiji sortie 1
Horaires : 5 h–14 h (fermé le mercredi et les jours fériés du marché) · Spécialité : set omakase ¥4 000–5 500
5
Onigiri Asakusa Yadoroku
宿六 · la plus ancienne boutique d'onigiri de Tokyo (ouverte depuis 1954)

La plus ancienne boutique d'onigiri encore ouverte à Tokyo — depuis 1954. Des boules de riz façonnées à la main, chacune enveloppée d'une algue fraîche achetée chaque matin, en triangles parfaits. Les garnitures vont de la prune saumurée au saumon, en passant par les œufs de colin, le thon et des options de saison. Il n'y a pas de tables ; achète-les à emporter et mange-les au bord de la rivière Sumida, à cinq minutes de la boutique. Ouverte dès sept heures du matin, parfaite pour un petit-déjeuner avant la visite du temple Senso-ji.

Adresse : 3-9-10 Asakusa, Taito-ku · métro Asakusa sortie 1
Horaires : 7 h–18 h (fermé le lundi) · Spécialité : onigiri ¥190–350 / pièce · ouvert depuis 1954
Questions fréquentes

FAQ · ce qu'on demande avant de partir manger

Combien coûte un repas à Tokyo ?
Manger à Tokyo coûte bien moins cher que tu ne le crains — un bol de ramen ou de soba dans un commerce ordinaire coûte ¥800–1 500, le yakitori dans les ruelles d'Omoide Yokocho revient à ¥300–600 la brochette, les sushis sur tapis roulant (kaitenzushi) coûtent ¥130–400 l'assiette, un bento du sous-sol d'un grand magasin (depachika) coûte ¥600–1 200. Avec trois repas plus quelques en-cas, prévois environ ¥2 500–4 000 par jour si tu veux bien manger avec un budget moyen. Un restaurant étoilé au Michelin, lui, démarre bien sûr à ¥15 000 par personne et plus.
Tokyo propose-t-il des options végétariennes/véganes ?
Il y en a beaucoup plus qu'avant, mais il faut chercher un peu. On trouve des adresses clairement étiquetées vegan ou plant-based à Shimokitazawa, Nakameguro et Harajuku. Les vraies sobaya utilisent un dashi de poisson — si c'est vraiment indispensable pour toi, demande un dashi-nashi. Certaines udonya proposent un bouillon de kombu (algue). Dans les konbini, tu trouveras des petits pains aux légumes et des onigiri à l'umeboshi sans poisson. L'appli HappyCow aide beaucoup.
Laisse-t-on un pourboire dans les restaurants de Tokyo ?
Surtout pas de pourboire — au Japon, le pourboire est considéré comme impoli et peut mettre le personnel mal à l'aise. Le bon service est ici la norme, pas quelque chose que tu paies en plus. Le prix que tu vois sur la carte est le prix que tu paies vraiment. Certains restaurants haut de gamme peuvent ajouter des frais de service de 10 %, mais ils l'indiquent clairement.
Quelles options pour manger tard le soir à Tokyo ?
Tokyo mange à toute heure. Beaucoup de ramenya restent ouvertes tard ou toute la nuit, surtout à Shinjuku et Shibuya. Les konbini (Lawson, 7-Eleven, FamilyMart) sont ouverts 24 h/24, avec des onigiri et des nouilles instantanées fraîches que l'on te réchauffe sur place. Omoide Yokocho ferme vers minuit ou 1 h du matin, et la plupart des izakaya restent ouvertes jusqu'à 2 h.
À Tokyo, paie-t-on en espèces ou par carte ?
Honnêtement, Tokyo fonctionne encore beaucoup en espèces. Les petites ramenya, les ruelles à yakitori, les vieilles sobaya et le marché de Tsukiji n'acceptent souvent que le liquide. Les restaurants moyens et plus grands prennent de plus en plus la Visa/Mastercard, mais il reste des exceptions. Garde toujours sur toi ¥5 000–10 000 en espèces. Les distributeurs Seven Bank dans les 7-Eleven acceptent la plupart des cartes thaïlandaises et internationales.
Une visite gastronomique à pied à Tokyo, ça vaut le coup ?
Ça vaut vraiment le coup le premier ou le deuxième jour du voyage. Une bonne visite t'emmène dans des quartiers que tu ne connaîtrais pas — comme Koenji, Yanaka ou Kagurazaka, avec leurs petites adresses au fond des ruelles — et t'explique la culture culinaire bien mieux que la lecture d'un guide. Compte ¥5 000–12 000 par personne. Les visites matinales de Tsukiji sont populaires ; réserve à l'avance via Klook ou Viator, car les petits groupes se remplissent vite.
🟠 Klook

🍣 Visite gastronomique de Tsukiji + tournée des bars de Tokyo le soir sur Klook
Pousse la porte d'adresses célèbres même si tu ne parles pas japonais

Une visite de 3 heures du marché extérieur de Tsukiji avec un guide local (dégustation de 8+ plats — sushi · tamago · dashiyaki) + tournée des bars de Shinjuku/Shibuya le soir (3 bars du Golden Gai + en-cas) — à partir d'environ ¥6 500/personne

🛒 Voir les visites gastronomiques de Tokyo sur Klook →
Wherebest est partenaire affilié de Klook — nous pouvons toucher une commission lorsque tu réserves via nos liens, sans frais supplémentaires pour toi.